Au milieu de cette abondante production, le raisin chasselas est le fruit chéri des producteurs. Il a permis à la ville de Moissac d’être identifiée Site Remarquable du Goût*, en perpétuant un savoir-faire exigeant au cœur d’un patrimoine d’exception. Le raisin chasselas, ce si fameux raisin de table, a marqué le paysage et la culture de la région.
D’abord marginale au sein des exploitations au début du XIXème siècle, la culture du chasselas a pris de plus en plus de place. D’une culture destinée à la consommation familiale, la production de raisin chasselas s’est intensifiée, le commerce s’est organisé.
L’amplification significative de la production de chasselas dans la seconde partie du XIXème siècle a été rendue possible par l’introduction de plants en provenance de Thomery, de type chasselas de Fontainebleau, dans les années 1850. Le raisin de Thomery lui-même, provenait de ‘la treille du Roy’ de Fontainebleau.
Les coteaux moissagais sont les équivalents naturels des ‘murs’ de culture mis en place à Thomery et à Fontainebleau pour la culture du raisin chasselas. Et l’ensoleillement des coteaux du sud du Quercy est idéal pour la culture du chasselas.
Grâce au raisin chasselas, la ville de Moissac est devenue au XIXème siècle un centre d’échange important. Un marché quotidien se tenait sous la Halle de Paris, place des Récollets, où se déroulaient la vente des raisins entre producteurs et expéditeurs.
Par voie fluviale, puis ferrée, le transport du raisin a assuré la prospérité de la ville. Le phénomène ne va que s’amplifier… faisant du raisin chasselas le prince des exploitations.
Le Carnet de découverte* répertorie les bonnes adresses du chasselas, à déguster avec d’autres fruits locaux.
À Moissac, le raisin chasselas se consomme, aussi, en cure*. Ces cures sont appelées cures uvales, du latin uva = raisin.